
Histoire des migrations chinoises, histoire consulaire et diplomatique, gouvernance des mobilités et relations internationales de la Chine (XIXe–XXe siècles)
Contact : fan.chen@etu.u-paris.fr
Sujet de Thèse : Gouvernance des migrations chinoises et médiation diplomatique : les pratiques des diplomates chinois à travers les espaces impériaux et nationaux, 1912–1945
Directeur de thèse : Eric Guerassimoff (CESSMA-Université Paris Cité)
Communications :
« Le diplomate-médiateur Li Jun : médiation consulaire et protection des travailleurs chinois en France (1917–1919) », colloque Brokers et Coolies. L’intermédiation dans l’organisation du travail migrant au sein de l’empire colonial français d’Asie et du Pacifique, du début du XIXe au milieu du XXe siècle, Université Paris Cité, campus des Grands Moulins, 9–11 octobre 2024.
“French-Recruited Chinese Interpreters and Labour Governance in France during and after the First World War, 1916–1919”, workshop Chinese Workers During the Great War, The University of Hong Kong, 27 avril 2026.
« Entre archives officielles et archives vernaculaires : régimes de visibilité et production du savoir sur les travailleurs chinois en France (1916–1922) », journée d’étude Les possibilités de l’archive, Aix-Marseille Université, 22 mai 2026.
« L’organisation des mobilités transimpériales des travailleurs chinois pendant et après la Grande Guerre : intermédiaires, infrastructures et réseaux (1916–1923) », journée d’étude Penser la mobilité en Asie. Hier, aujourd’hui, demain ?, Bureau des Jeunes Chercheur·e·s en Études Asiatiques (BJChEA), BULAC, Paris, 15 juin 2026.
Résumé de thèse : Cette thèse examine la manière dont les institutions diplomatiques et consulaires chinoises de la période républicaine ont tenté d’intervenir dans la gouvernance des mobilités chinoises entre 1912 et 1945 à travers différents contextes impériaux et nationaux, notamment en France, au Canada et au Pérou. À partir du parcours du diplomate Li Jun et des réseaux transnationaux de médiation qui se développent autour de lui, la recherche analyse les pratiques concrètes de négociation, de médiation, de collecte d’informations et de coordination administrative mises en œuvre dans des contextes marqués par les politiques d’exclusion anti-chinoises et les hiérarchies impériales. En mobilisant des archives diplomatiques, consulaires, policières et associatives issues de plusieurs espaces nationaux, cette étude montre que l’intervention diplomatique chinoise repose moins sur une souveraineté directe que sur des formes pratiques de médiation et de circulation des savoirs administratifs au sein de systèmes impériaux imbriqués. La thèse entend ainsi contribuer à une histoire transnationale des migrations chinoises, de la diplomatie et de la gouvernance des mobilités au premier XXe siècle.
